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La Ciotat : Affaire Boukheroufa, "ce n'était pas un accident!"

EauDeMerHier, le responsable de la mort de Zoubire Boukeroufa a été déclaré coupable par la cour d'assise des Bouches du Rhône. Silencieuse jusqu'au procès, la famille de la victime parle. [Entretien exclusif]


ACCIDENT OU MEURTRE ?

Rappel des faits :
Le 22 juillet 2015 Zoubire Boukheroufa âgée de 37 ans était retrouvée sans vie et avec 4 coups de cutter dans le port de La Ciotat, une enquête avait été ouverte pour comprendre ce qu'il s'était passé. Alain Asta, principal suspect dans ce meurtre a nié tous les faits qui l'accusaient, pour lui c'était un accident.

Après 38 mois, la cour d'assise des Bouches du Rhône a rendu sa décision 14 ans d'emprisonnement pour l'ancien employé municipal, responsable technique de la base nautique de La Ciotat qui a donc, été reconnu coupable de meurtre. Une chose de faite pour la famille de la victime qui est restait silencieuse jusqu'au verdict et qui voulait que justice soit faite. La tristesse est et sera toujours présente pour eux.

Le frère du défunt décide maintenant de parler et vise particulièrement Patrick Boré maire de La Ciotat ancien employeur d'Alain Asta ainsi que Richard Moulines son adjoint au sport qui selon Touffic Boukheroufa, "ont tout au long du procès  soutenu quelqu'un qui était soupçonné de meurtre, sous prétexte qu'il était employé par la ville, sans demander notre avis, alors j'attends des excuses du maire". 

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C'est à cette hauteur du port-vieux de La Ciotat, que la police a découvert le 22 juillet 2015, le corps gisant de Zoubire Boukheroufa agé de 37 ans, natif de La Ciotat et père de quatre enfants. (Photo : MC)
 
LA POSITION DU MAIRE, INCOMPRISE PAR LA FAMILE DE LA VICTIME

Avant d'ajouter « Ce qui nous a le plus déplu dans cette histoire, ce sont les témoignages de la municipalité de La Ciotat. Le maire a fait une lettre en disant qu'il serait prêt à le reprendre comme employé dans sa mairie si Alain Asta venait à sortir de prison. Il était même prêt à le transférer dans une autre mairie pour qu'il quitte La Ciotat afin qu'il n'y ait pas de problème avec notre famille (par peur de représailles).[...] Comment un maire peut soutenir quelqu'un qui a tué une autre personne ? Comment ça se fait que nous n'avons même pas reçu de condoléances de sa part » s'insurge le frère de la victime.

« Il y a eu beaucoup de personnes de la mairie qui étaient là, ils sont venus assister au tribunal, ils ont tout entendu mais ils étaient tous avec lui » confie pour sa part, la mère des deux frères Boukheroufa.

LA PHOTO D'UN TEMOIN : PIECE MAITRESSE DU DOSSIER

"A aucun moment monsieur Asta n'a présenté ses excuses, ne nous a regardé dans les yeux pendant et nous a indiqué qu'il regrettait son geste [...] Tout le long du procès on s'est tu. On entendait des choses fausses ; que c'était un accident, que mon frère était mort car Mr Asta était le « héros » de La Ciotat car il avait sauvé une femme « presque » de la mort » alors que ce n'est pas le cas, que mon frère était un délinquant, qu'il méritait de mourir"
indique Touffic Boukheroufa.

Le frère de Zoubire ajoute "Dans notre malheur on a une chance, c'est qu'il y a un témoin. S'il n'y avait pas le témoin il aurait pu faire passer ça pour n'importe quoi. Mais le témoin a tout vu. Il a vu un monsieur qui surveillait une autre personne avec un cutter et il pensait qu'il allait voler des bateaux, mais il a eu l'intelligence de le prendre en photo. Il a été primordial dans le procès".

LE FRERE DE LA VICTIME RECLAME A PRESENT, DES EXCUSES

Le manque de soutien de Patrick Boré, dont Touffic Boukheroufa attend désormais, des excuses « Ma mère a perdu un fils, moi j'ai perdu un frère, mon frère avait 4 filles dont la dernière avait 2 ans au moment de sa mort. Pas un mot du maire de La Ciotat, pas un geste, par contre nous avons constaté des courriers pour demander la liberté de Mr Asta, par conséquent je veux que Patrick Boré nous présente ses excuses !! Tout simplement, nous on s'en fout qu'il ait pris 14ans, 20ans, ça ne nous ramènera pas notre frère. Je voulais juste que sur les papiers ce soit écrit « coupable ».

Après 3 ans d'attente, la justice a tranché. La famille de Zoubire Boukhera, ce ciotaden père de 4 enfants qui a perdu la vie dans les eaux du port de La Ciotat alors qu'il était agé de 37 ans, peut désormais faire son deuil paisiblement.

Photo : Illustration
Maude Cavat

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